CGPI

Devenir Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant (CGPI) : Pourquoi pas vous ?

Selon le rapport du “baromètre 2018 des conseillers en gestion de patrimoine indépendants”, environ 78 % des clients considèrent leur CGPI (Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant) comme une excellente source de conseil et d’informations [1]. Loin du cliché de l’agent immobilier verreux, le CGPI est un professionnel de l’immobilier qui se situe entre le consultant et le commercial. Il interviendra comme intermédiaire entre acheteurs et vendeurs et proposera à ses clients toute une gamme de produits pour mieux investir et placer son argent. Cette fiche métier vous résume les éléments essentiels à connaître pour devenir CGPI.

La gestion réussie d’un patrimoine et sa transmission peuvent n’est pas à la portée de tous. C’est pour cela qu’elle doit être confiée à des professionnels du domaine : les conseillers en gestion de patrimoine ou CGPI.

Quelles sont les principales missions d’un CGPI ?

Le métier de conseiller en gestion de patrimoine, ou CGPI, a vu le jour dans les années 1970. Pourquoi ? Clairement pour apporter un regard objectif et une boussole cohérente à ceux qui souhaitent faire fructifier leur argent, préparer l’avenir ou préserver leurs avoirs. Le CGPI – pour Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant – devient alors une sorte de copilote pour ses clients, de la réflexion jusqu’à la concrétisation de chaque projet patrimonial.

Les missions principales d’un CGPI tournent autour de trois grands axes, même si le quotidien réserve parfois bien des surprises :

  • Identification des besoins : Impossible d’avancer sans comprendre vraiment la vie et les priorités du client. Un jeune actif qui rêve d’acheter sa première résidence principale n’a rien à voir avec un chef d’entreprise proche de la retraite ou un couple qui souhaite anticiper la transmission de ses biens à ses enfants. Ici, le CGPI écoute d’abord, pose des questions, cherche à saisir les ambitions réelles, parfois même celles que la personne n’ose pas formuler.
conseiller en gestion de patrimoine immobilier
  • Analyse du marché et de la situation : avant de conseiller, il faut savoir où on met les pieds. Cela veut dire décortiquer la situation financière du client, étudier ses revenus, ses charges, la composition de son patrimoine (immobilier, financier, professionnel, etc.).

    Mais ce n’est pas tout : le CGPI reste aux aguets sur les mouvements des marchés (immobilier, bourse, assurance-vie…), l’évolution des lois fiscales, les nouveaux placements. Cela lui permet de dresser un panorama personnalisé, adapté au contexte du client et du moment.
  • Conseils autour de l’investissement : l’étape concrète ! Ici, le conseiller ne se contente pas de balancer des solutions toutes faites. Il pèse les avantages et les inconvénients, propose des options personnalisées, du placement financier au choix immobilier, en passant par des solutions plus techniques comme le démembrement de propriété ou les dispositifs de défiscalisation. Il explique chaque choix, sans jargon inutile, et alerte sur les éventuels pièges ou points de vigilance à surveiller dans la durée.

Identifier les besoins

  • S’écouter
  • Comprendre les projets
  • Clarifier les priorités

Analyser la situation

  • Faire le point sur le patrimoine
  • S’informer sur le marché
  • Décoder la fiscalité

Conseiller & accompagner

  • Proposer des solutions sur mesure
  • Expliquer les risques
  • Suivre les évolutions de vie

Compétences : aimer les chiffres et le relationnel

Impossible de se contenter d’aimer les chiffres. Être conseiller patrimonial, c’est d’abord s’intéresser aux gens : écouter, mettre à l’aise, parfois traduire en mots des inquiétudes ou des rêves pas toujours formulés. Il faut un flair humain, savoir sentir si la personne en face de soi a besoin d’être rassurée, challengée, ou simplement comprise.

Le sens de l’analyse et de la synthèse, c’est le socle. Mais pour aller plus loin, il faut rester curieux, aimer décortiquer la fiscalité qui change sans cesse, surveiller la réglementation, se tenir informé des nouveaux produits financiers ou immobiliers — bref, rester en veille. Sans oublier une bonne dose de pédagogie pour expliquer tout cela simplement… Certains clients n’ont pas envie d’un discours de prof, mais veulent comprendre où ils vont.

Le relationnel pèse lourd. Inspirer confiance sans forcer, s’adapter à des profils parfois très différents : du chef d’entreprise au jeune couple primo-accédant. On ajoute à cela une vraie rigueur : la moindre erreur technique ou le retard de trop, et la confiance s’envole.

Esprit d’initiative, résistance au stress, et un soupçon de créativité : les situations inédites (un héritage compliqué, une expatriation, une crise financière…) sont le pain quotidien. Enfin, un CGPI doit aussi savoir travailler en équipe, composer avec notaires, avocats, experts-comptables, pour orchestrer des solutions globales.

écoute & empathie

  • Saisir les non-dits
  • Instaurer la confiance

analyse & veille

  • Décoder la fiscalité
  • Surveiller les marchés

pédagogie

  • Rendre simple le compliqué
  • Adapter son discours

initiative & fiabilité

  • Sortir des sentiers battus
  • Rester solide sous pression

Les outils du conseiller en gestion de patrimoine

S’il y a bien un truc que les clients ne voient pas toujours, c’est tout l’arsenal de solutions qu’un CGPI maîtrise en coulisses. Fini le temps du carnet à spirales ! Aujourd’hui, les conseillers jonglent avec plusieurs plateformes : CRM pour ne rien oublier, suite bureautique pour monter des dossiers propres et efficaces, mais ça ne s’arrête pas là. Au quotidien, le CGPI jongle entre plusieurs solutions, selon les besoins du client et du dossier à traiter.

Pour jauger la viabilité d’un projet immobilier, AMC SA (amcsa.fr) permet d’analyser la rentabilité et le risque avant toute recommandation. Pour organiser ses rendez-vous et stocker les infos essentielles, un CRM comme Salesforce ou Axonaut fait gagner un temps précieux.

Les suites bureautiques (Microsoft Office, Google Workspace) servent à monter des tableaux de simulation et remettre des rapports propres. Besoin d’illustrer l’impact fiscal d’une opération ? ClickImpôts permet de réaliser une simulation rapide d’optimisation, par exemple quand un client hésite entre plusieurs placements défiscalisés.

Outil Usage principal Exemple concret
CRM (Salesforce, Axonaut…) Gestion du suivi client Alertes rappel RDV, suivi des historiques
Bureautique (Excel, Google Sheets, Office…) Production de tableaux & rapports Tableau de patrimoine, rapport de synthèse
ClickImpôts Simulation fiscale Optimisation loi Pinel vs assurance-vie
AMC SA (amcsa.fr) Analyse de projet immobilier Simulation rentabilité immeuble locatif

Formation et salaires

Le métier de CGPI demande des compétences multiples et ce professionnels sont de véritables touche à tout. On ne leur demandera pas de dominer parfaitement chaque domaine, mais d’en connaître les grandes modalités ainsi que leurs mises à jours (textes de lois etc…) afin de pouvoir piloter sereinement les investissements de son client.

Formations pour devenir Conseiller en Gestion de Patrimoine

Trouver un emploi dans la gestion de patrimoine demande de nombreuses connaissances dans divers domaines comme la finance, la fiscalité, le droit, l’économie ou encore la comptabilité.

Quels sont les diplômes reconnus pour devenir CGPI ?

Le recrutement des CGPI juniors se fera prioritairement pour les titulaire d’un master dans la Gestion de Patrimoine. Cependant, la filière accueillera aussi les jeunes diplômés d’un master en sciences économique et de gestion, en droit ou même les étudiants des grandes écoles de commerce.

Il existe plus d’une vingtaine de masters en gestion de patrimoine en France. Le site meilleur-master.com propose par ailleurs un classement des diplômes pour vous aider à faire votre choix.

meilleurs master gestion de patrimoine france
Top 10 des meilleurs master en gestion de patrimoine [Source : https://www.meilleurs-masters.com/vendor/module_pdf/classements/master-gestion-de-patrimoine.pdf]

Le choix du diplôme reste un facteur clé. Il s’agit de bien étudier le potentiel qualifiant de l’école afin de déterminer si toutes les qualifications requises sont prévues dans la formation.

A chaque formation ses habilitations

Certaines écoles accepteront les équivalences de diplômes quand d’autres ne délivreront qu’une partie des qualifications requises. En effet, devenir CGPI demandera d’obtenir plusieurs habilitations en fonction des produits vendus (assurances, immobilier, finances…)

Le stage de fin de formation CGPI : une étape obligatoire ?

A la fin de sa formation, le CGPI fera de préférence faire un stage en banque et peut chercher une expérience professionnelle en tant que chargé de clientèle. En effet, le CGPI peut se voir confier la mission de formation de chargés de clientèle en banque.

C’est une expérience professionnelle assez solide qui lui permettra de comprendre la réalité économique de nombreux clients et qui lui servira our la suite de sa carrière, s’il souhaite par exemple évoluer en tant que conseiller indépendant.

Le salaire d’un conseiller en gestion de patrimoine

Le salaire d’un conseiller en gestion de patrimoine dépendre de plusieurs facteurs. Cela va des responsabilités qu’il endosse à la taille du projet en passant par les années d’anciennetés ou le prestige de l’agence au sein de laquelle il travaille.

La formation est un critère important pour évaluer le salaire d’un futur gestionnaire de patrimoine. Le jeune diplômé embrassant sa carrière professionnelle peut se retrouver avec un salaire annuel allant de 30000 à 35000 euros. Avec l’expérience, ce salaire peut aller entre 45000 et 75000 euros.

SOURCES

[1] Étude BNP autour du métier CGPI : https://www.bnpparibascardif.com/fr_FR/-/12eme-edition-du-barometre-du-marche-des-conseillers-en-gestion-de-patrimoine-independants-cgpi-et-de-leurs-clients

Crédits photo : Dragos Gontariu sur Unsplash / The Coach Space sur Pexels

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