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L’apprentissage a un train de retard en France

L’apprentissage a un train de retard en France

On recense 400 000 apprentis en France. Soit 7 % des jeunes potentiellement concernés, alors que la moyenne européenne est de 15 % : les pouvoirs publics veulent inverser la tendance car l’alternance demeure une voie privilégiée d’accès à l’emploi.

La France est en retard en matière d’apprentissage.

Cette voie ne concerne que 400 000 jeunes préparant des diplômes allant du CAP au titre d’ingénieur, soit un taux de 7 % alors que la moyenne en Europe est de 15 %. Quand on sait que 1,3 million de jeunes sont pour l’heure en situation d’échec, hors des filières offertes par l’éducation nationale (lycées), l’enseignement supérieur ou les centres de formation d’apprentis, il n’est pas exagéré de parler de gâchis.

L’apprentissage est un passeport vers l’emploi

D’autant que les statistiques sont formelles : 70 % des jeunes décrochent un emploi aussitôt leur diplôme ou certification obtenus après leur formation par alternance.

Et dans le même temps, nombre d’entreprises dans des secteurs porteurs en termes d’emploi peinent à recruter des salariés et des apprentis (dans les métiers de bouche, les travaux publics, le bâtiment ou encore certaines filières industrielles, par exemple).

Les pouvoirs publics ont décidé d’agir : L’information en matière d’orientation va être ainsi améliorée afin de connaître avant même de s’engager dans une voie les taux d’insertion dans l’emploi et les salaires proposés à l’issue de la formation.

Par ailleurs, à court terme, les jeunes pourront entrer en apprentissage tout au long de l’année, alors qu’aujourd’hui les entreprises ne peuvent embaucher qu’entre septembre et décembre.

Le développement d’une application pour développer l’apprentissage

Une application mobile gratuite va par ailleurs être développée pour que les jeunes aient accès le plus tôt possible à leur Compte personnel de formation à découvrir ici. On y trouvera notamment les formations proposées à proximité de son domicile ou les compétences requises pour postuler aux emplois visés.

Sachant que le taux d’insertion professionnelle d’un jeune passé par l’apprentissage est de 20 % supérieur par rapport à un parcours « classique », des passerelles vont être initiées pour évoluer plus aisément d’une forme de formation à l’autre.

michel blanquier ministre

Simplifier les dispositifs

Reste à faire en sorte que l’apprentissage ne soit plus perçu comme un choix par défaut. Un travail de longue haleine qui doit inclure une mobilisation des services d’orientation comme des organisations professionnelles et même des médias.

La formation par alternance qui permet d’appréhender de manière progressive la réalité du monde du travail en favorisant l’acquisition des savoir-faire de manière théorique et « en situation » doit enfin concerner l’ensemble des domaines d’activité.

Les métiers liés aux nouvelles technologies sont ainsi de plus en plus ouverts aux jeunes ou moins jeunes passés par l’apprentissage ou des contrats de professionnalisation (durant lesquels les salariés bénéficient de périodes de formation). Pourquoi ne trouveriez vous pas  un travail dans l’e-commerce après un contrat d’apprentissage.

A terme, d’ailleurs, une simplification des dispositifs et des différents types de contrats régissant la formation et la qualification via l’alternance pourrait permettre d’accroître le nombre d’apprentis.

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